Aujourd’hui, un petit point culturel…

Le 30 avril, c’est la Saint Robert… On a forcément, à la veille du 1er mai, une pensée pour Robert Schuman, père fondateur de la construction européenne. 

Né à la frontière franco-luxembourgeoise d’un père français devenu allemand après l’annexion d’une partie de la Lorraine en 1871, Schuman grandit entre trois cultures. Allemand de naissance, il apprendra le français comme troisième langue étrangère, après le luxembourgeois et l’allemand officiel. Suite à la mort de ses parents, il réfléchit un temps au sacerdoce avant de poursuivre finalement des études de droit. Avocat, puis secrétaire d’état puis ministre et enfin président du Conseil des ministres à deux reprises, il fût également président du Parlement Européen. 

Durant la première guerre mondiale, il devint soldat dès 1914 avant d’être affecté en 1915 à l’administration territoriale. Quelques jours après l’armistice, il devint membre de la commission municipale de la ville de Metz. Ainsi, il rentre dans la vie politique. Par le traité de Versailles, il devint français. Robert Schuman, dès 1940, demanda de « mettre bas les armes ». La Lorraine, où il se réfugia, ne va pas échapper au nazisme et il fût arrêté. Allégé de ses conditions de détention et assigné à résidence surveillée, il s’entretint, pendant tout ce temps, en luxembourgeois pour ne pas être compris par ses « espions ». Il s’évada et franchit la zone libre en 1942.

Schuman ayant voté pour les « pleins pouvoirs de Pétain », il fût sous le coup d’indignité nationale. Souhaitant œuvrer encore en politique, il écrivit au Général de Gaulle en 1945, qui classa l’affaire. En effet, en juin 1940, Schuman fût reconduit dans ses fonctions précédentes. Schuman n’eut jamais siégé au gouvernement Pétain, puisqu’il a démissionné quelques jours après cette nomination. Il est à l’origine, avec Jean Monnet, de la déclaration du 9 mai 1950 qui a abouti à la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, à l’origine de l’Union Européenne que nous connaissons aujourd’hui. Il fût ensuite président du Mouvement Européen, et le premier président du parlement européen. A la fin de son mandat, on lui décerna le titre de « Père de l’Europe »

 

Pour Jacques Delors, le 9 mai commémore le « geste le plus important de ces dernières décennies », en étant « Journée de l’Europe »

 

Cela nous amène à vous rappeler notre concours sur l’Europe à renvoyer pour le 9 mai prochain à l’adresse jumelage.moutiers85@gmail.com

Dites-nous (toutes les formes d’expression sont possibles) ce qu’est l’Europe pour vous. Un concours existe pour les enfants et un pour les adultes ! On compte sur vous… L’Europe a toujours besoin de nous tous ! 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *